Rome sous le charme de Cheb Khaled
10-02-2007
Rome a vibré mercredi soir au rythme de la musique rai avec le concert du chanteur Cheb Khaled qui, une heure et demi durant, a donné la pleine mesure de son talent qui fait de lui le roi incontesté du rai.
Dans une salle du Parc auditorium de la musique, pleine à craquer (plus de 2 000 spectateurs) où l’on notait la présence d’une bonne chambrée de Maghrébins, Khaled a égrené ses plus belles chansons au grand bonheur d’une assistance enthousiaste. Khaled ouvrira son show par la mélodieuse El H’mam dans sa version pop, de la légende du chaâbi, El Hadj M’hamed El Anka, avant d’enchaîner par Sahra, augmentant crescendo la tension dans une salle qui vibrait au rythme du funk et des sons du bendir et du luth, notamment lorsqu’il entonnera Ya Rayi. Au moment où il entamait Ya Chaba, sous de stridents «you-you», le King du rai se drapera du drapeau national que lui remettra affectueusement une ressortissante algérienne et qu’il gardera accroché au pied du micro jusqu’à la fin du spectacle. Plongeant dans la nostalgie, la vedette algérienne bercera le public avec Rouhi Ya Wahrane et Wahrane Wahrane du regretté Ahmed Wahby, avant d’enchaîner avec la légendaire Bakhta. Khaled offrira à cette occasion toutes les facettes d’une voix incomparable. Passant du sol au grave, il enchantera l’assistance par la profondeur d’une voix délicate et intense gorgée de nostalgie. Si le nombreux public s’était quelque peu montré réservé, ce fut pratiquement le délire lorsque l’enfant d’El Hamri enclencha avec Didi le tube qui le propulsa aux sommets et le fit découvrir au grand public en 1992, et Abdelkader ya boualem de son compère Rachid Taha. Après un bref intermède, la star du rai refit son apparition en enclenchant l’inimitable Aicha, reprise en chœur par un public débordant d’ivresse. Un moment de grand bonheur qui permettra au chanteur algérien d’inscrire son passage romain parmi les plus grands moments de sa riche carrière.
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